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Communiqué Solidaires Etudiant-e-s, syndicats de luttes.

le 27 Février 2013,

Occupation de l’amphi Boutmy par des étudiant-e-s de Science po : Pas de patrons à Sciences Po, pas de patrons dans nos facs !

L’amphi Boutmy, cœur de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, est actuellement occupé à la suite d’une assemblée générale qui a réuni environ 400 personnes. Proposée à la suite de plusieurs interventions, cette occupation a été approuvée à la majorité de l’assemblée générale. Elle constitue le 6e point de la motion adoptée par l’AG :

  1. la tenue d’un débat public entre les candidats avant le vote des deux conseils
  2. en conséquence, mobilisation devant le CA du vendredi 1er mars pour imposer qu’il ne se prononce pas avant la tenue du débat
  3. communication des dossiers des 32 candidats aux élus étudiants, enseignants et salariés
  4. les étudiants, enseignants et salariés de Sciences Po demandent la démission de Jean-Claude Casanova
  5. les étudiants, enseignants et salariés de Sciences Po affirment la prééminence et la légitimité du CD de l’IEP sur le CA de la FNSP
  6. l’occupation immédiate de l’amphi Boutmy

Nous, militant.e.s de Solidaires Etudiant.e.s Sciences Po, avons voté l’occupation, et y participons en ce moment même. Nous nous réjouissons de voir que les étudiant.e.s et personnels réagissent massivement à la façon scandaleuse dont est menée la procédure de désignation du nouveau directeur de l’IEP et nouvel administrateur de la FNSP. Cependant, le cadre de revendications adopté demeure à nos yeux encore bien trop limité. Limité, d’une part, parce que ne critiquant pas suffisamment ni la dualité des statuts de Sciences Po, ni son caractère de grande école et sa contribution à la reproduction des élites nationales. Limité, d’autre part, parce qu’ignorant l’actualité des contre-réformes frappant le reste de l’enseignement supérieur et de la recherche. Pendant que de nombreuses interventions estimaient que Sciences Po se devait d’être exemplaire, au titre de son ambition à former les élites politiques de demain, nous estimons que l’exemplarité de Sciences Po est ailleurs. Si Sciences Po est à l’avant-garde de l’enseignement supérieur sous un quelconque aspect, c’est à l’avant-garde du mouvement de marchandisation et de libéralisation notamment incarné par le processus de Bologne. Cette « autonomie » des facs, en fait une marchandisation rampante, est synonyme de casse des droits des étudiant.e.s et des personnels, ainsi que de leurs conditions d’études et de travail.

Si c’est cette « exemplarité » là que nous voyons en Sciences Po, alors cette occupation est une brèche qui s’ouvre : nous devons travailler à construire, depuis Sciences Po, des solidarités avec le mouvement des facs, nous devons retourner l’obsession médiatique qui entoure les guéguerres de Sciences Po pour transformer ce mouvement en tribune large contre les modèles néolibéraux de gouvernance de l’enseignement supérieur. Sciences Po n’est pas hors du monde !

Nous appelons donc largement à rejoindre l’action de vendredi 1er mars : soyons nombreux.ses avec les étudiant.e.s et personnels en lutte devant le CA, empêchons qu’il se prononce ! Casanova dégage ! Pas de patrons à Sciences Po, pas de patrons dans nos facs !

http://www.solidaires-etudiant-e-s.org/communiques/communiques-unitaires/article/occupation-de-sciences-po

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