Home

Mion prend le pouvoir sous protection policière : le coup de force de Casanova

Après avoir passé une deuxième nuit en amphi Boutmy, les étudiant.e.s en lutte de l’IEP Paris se sont rendus ce matin, dès 8h, devant le bâtiment du 13, rue de l’Université, dans le but d’empêcher le vote du Conseil d’Administration (CA) de la Fondation Nationale des Sciences Politiques qui devait s’y tenir. Ce CA comprend un concentré des élites dirigeantes françaises : rappelons qu’y siègent notamment Pascal Lamy (directeur général de l’OMC), Michel Pébereau (président d’honneur de BNP Paribas), Jean-Claude Trichet (gouverneur honoraire de la banque de France et président d’honneur de la banque centrale européenne), Louis Schweitzer (président d’honneur de Renault) Jean-François Cirelli (Vice-président de GDF-Suez), Henri de Castries (président directeur général d’AXA) … et la liste est encore longue. Ce CA, déjà entaché par de nombreux scandales, a été délocalisé au dernier moment et dans la plus grande discrétion en dehors des bâtiments de Sciences Po, à la Maison de la Chimie. La représentante étudiante qui devait y assister n’a appris ce déplacement qu’à la dernière seconde. Les étudiant.e.s de l’IEP ont manifesté leur indignation aux portes de la Maison de la Chimie sans parvenir à empêcher le vote : seuls Pascal Lamy et trois autres de ses compères demeurant bloqués à l’extérieur. Le CA atteignait donc son quorum et pouvait désigner, comme prévu, Frédéric Mion. À leur sortie, nous avons tout de même réussi à perturber grandement cette petite sauterie entre ami.e.s et faire entendre vivement notre colère à Jean-Claude Casanova, président du CA, fuyard protégé par les forces de l’ordre.

A 11h, le Conseil de Direction (CD) de l’IEP s’est tenu à la suite de ce CA, sous la « protection » des forces de l’ordre, lesquelles ont empêché les étudiant.e.s d’accéder à leurs lieux d’études, qu’elles et ils soient muni.e.s ou non d’une carte d’étudiant.e. Au mépris des règles de sécurité, les portes du bâtiment ont même été fermées, coinçant les étudiant.e.s à l’intérieur. Un groupe d’une vingtaine de camarades est parvenu à se rendre devant la salle où se tenait le CD, malgré les violences des vigiles qui ont jeté au sol plusieurs d’entre elles et eux. Le CD a confirmé la désignation de Frédéric Mion, laquelle doit maintenant être confirmée par l’Elysée et Matignon. En sortant de la salle sous les huées des camarades présent.e.s dans le bâtiment, Casanova n’a rien trouvé de mieux à lâcher qu’un « vaffanculo » que nous n’oublierons pas.

Solidaires Etudiant.e.s soutient pleinement les étudiant.e.s et personnels en lutte à Sciences Po. Cette école de l’élite, antichambre du pouvoir, prouve une nouvelle fois par cette série de magouilles que la démocratie qu’elle vante en son sein n’est qu’une chimère, qui ne fonctionne en ce moment que par la force des blocages policiers. Bien plus encore, ce laboratoire de l’autonomie et de la privatisation de l’enseignement supérieur et de la recherche prouve par cette procédure antidémocratique que son modèle ne fonctionne pas.

Sciences Po, ton modèle on en veut pas : fin des statuts privilégiés des grandes écoles !

Démission de Casanova et de la direction de Sciences Po !

Retour de Sciences Po dans le giron de l’enseignement public !

Retrait du projet de loi Fioraso !

le 1er mars

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s