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M. Mion a aujourd’hui, mardi 2 avril, officiellement pris ses fonctions de directeur de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et d’administrateur de la Fondation Nationale des Sciences Politiques. Cette prise de fonction est l’aboutissement d’une procédure opaque, anti-démocratique, manœuvrée de bout en bout par Jean-Claude Casanova. En validant la désignation de M. Mion, la ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso, cautionne les méthodes peu reluisantes de Jean-Claude Casanova. Elle ignore également la voix des étudiant.e.s et des personnels, exprimée au cours d’un mouvement sur lequel nous souhaitons revenir brièvement.

Depuis près d’un an, un large mouvement de contestation s’est construit à Sciences Po. A la source de cette contestation des primes exorbitantes distribuées de manière discrétionnaire à certains dirigeants de l’établissement, mais également la procédure opaque et non-démocratique qui a abouti à la proposition par le Conseil de Direction et le Conseil d’Administration de Frédéric Mion au poste de Directeur de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris. Une décision que nous avons en vain tenté d’empêcher. La seule réponse que nous avons reçue de la part de la direction a été l’envoi des forces de l’ordre afin de protéger une procédure anti-démocratique et illégitime. Aussitôt après cet échec, d’autant plus rude au regard l’importante mobilisation connue au début du mois mars, nous nous sommes mobilisé.e.s pour poursuivre le mouvement. Poursuivre la mobilisation nous est apparu logique, dans la mesure où les revendications portées – la réforme des statuts de l’IEP, la démission de Jean-Claude Casanova et le refus de la procédure de désignation du nouveau directeur– n’étaient pas satisfaites.

C’est pour cela que nous avons convoqué une Assemblée Générale, le lundi 11 mars. Cette assemblée avait été préparée par un comité de mobilisation au sein duquel l’UNEF était impliquée. Nous avons donc été surpris.e.s de voir que leurs positions avaient radicalement changé puisqu’illes ont refusé catégoriquement de voter en faveur de la démission de Frédéric Mion, exprimant leur confiance quant à la construction d’un dialogue avec lui, reléguant au deuxième plan les revendications portées début mars. Pire, nous nous sommes vu rétorquer que la faible audience de cette assemblée générale démontrait bien la faible capacité de ce mouvement à prospérer, alors qu’illes n’avaient aucunement participé à l’effort de diffusion de l’information à nos côtés. Face à la mauvaise volonté criante de cette organisation, qui a refusé de poursuivre le mouvement mais également de porter les revendications adoptées lors des Assemblées Générales massives de début mars, nous nous sommes désolidarisé.e.s des décisions prises lors de celle du 11 mars. Nous ne pouvons que regretter cette volte-face alors que nous avions tout mis en œuvre pour poursuivre une démarche unitaire et que nos appels du pied en leur direction avaient été ignorés dès le mois de décembre – en faveur d’une alliance avec le Mét (qui a vite montré ses limites, au vu de la faible implication de cette organisation dans les actions qu’illes avaient approuvées en AG).

Cependant, pour nous, la lutte continue dans l’ensemble de l’enseignement supérieur face à la nouvelle loi cadre proposée par Geneviève Fioraso. Celle-ci aggrave et accentue les dispositions de la LRU 2 et mène l’ensemble de l’enseignement supérieur vers des impasses comparables (sinon pires) à celles rencontrées à Sciences Po. Nous continuons d’affirmer que ce qui se passe à Sciences Po n’est pas dû à une irrégularité mais bien à son modèle de gestion et d’administration. Nous sommes convaincu.e.s que les atteintes à la démocratie et au droit du travail à Sciences Po menacent de se généraliser dans le reste de l’Enseignement supérieur. Un lien qui nous est paru clair dès le début de la mobilisation à l’IEP et qui nous détermine encore plus dans la conviction qu’il est de notre responsabilité de nous engager au côté des salarié.e.s et étudiant.e.s dans l’enseignement supérieur :

 

POUR QUE CESSE LA PRIVATISATION RAMPANTE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, POUR QUE LES PATRONS DEGAGENT DE NOS FACS !

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