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Co-organisé avec Garçes, collectif féministe

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À l’heure où l’extrême droite est de plus en plus présente, alors que le 5 décembre, cela fera 6 mois que notre camarade Clément Méric a été assassiné par un membre du groupe fasciste Troisième Voie, les agressions fascistes se multiplient et bénéficient d’une indifférence d’autant plus grande que les personnes agressées sont racisées et/ou des femmes et/ou LGBT.

Dans un contexte d’islamophobie décomplexée, les femmes voilées sont de plus en plus exposées à la violence raciste et sexiste des fascistes. Au printemps, la Manif pour tous et le Printemps français ont été le théâtre de passages à tabac et de viols correctifs de personnes LGBT. En septembre, une jeune militante du Parti de Gauche a été menacée de viol. En octobre, une militante de l’Unef a été agressée devant chez elle au cutter. Tout cela nous rappelle que les idéologies fascistes sont racistes, mais aussi sexistes et homophobes.

« La famille traditionnelle est le socle de la Nation » affirmaient les militant-e-s d’extrême droite lors des mobilisations contre le mariage pour tou-te-s. Et pour cause, en stigmatisant l’homosexualité, en assignant les femmes à un rôle d’épouse au foyer et de mère, l’extrême droite affirme sa vision patriarcale et hétérosexiste de la société et exalte la reproduction de la « race » blanche.
On peut également mentionner des groupes appartenant à la mouvance « rouge-brune » tel Égalité et Réconciliation, dont la devise « gauche du travail, droite des valeurs » est emblématique d’une rhétorique articulant anticapitalisme, racisme, antisémistisme et hétérosexisme, et trouve écho chez des personnes se réclamant pourtant de la gauche radicale.
Si certaines femmes sont victimes des mouvements d’extrême droite, d’autres peuvent aussi en être des instigatrices actives. Jouant sur les stéréotypes associés aux femmes qui seraient « naturellement » douces et pacifistes, elles contribuent à la normalisation de l’extrême droite : Marine Le Pen a largement exploité cette stratégie. Mieux encore, ces militantes et figures politiques parviennent à se faire passer pour les véritables défenseures des droits des femmes, à faire croire en une possible « émancipation » des femmes (blanches) à travers la « nation »… tout en s’opposant à l’accès à l’avortement libre et gratuit, tout en faisant des hommes musulmans l’incarnation même du sexisme pour mieux les stigmatiser.
Dans ce contexte, il est indispensable d’organiser une riposte à la fois antifasciste et féministe, en permettant la convergence de nos idées et de nos organisations. Mais comment articuler ces combats à la fois sur le plan théorique et pratique ? Comment construire une pratique féministe de l’antifascisme, et vice-versa ?

L’Université Alternative vous invite à en discuter le jeudi 5 décembre de 19h15 à 21h, à Sciences Po, amphi Erignac, 13, rue de l’Université avec:
Irène Pereira, sociologue et animatrice de stage en autodéfense féministe
Lola Lafon, romancière, auteure de Une Fièvre impossible à négocier et de Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s’annonce
Une militante de La Horde,  collectif pour un point de vue antifasciste sur l’actualité

(et peut-être d’autres)

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Une réflexion sur “Université Alternative: Antifascisme et Féminisme, jeudi 5 décembre à 19h15

  1. « Au printemps, la Manif pour tous et le Printemps français ont été le théâtre de passages à tabac et de viols correctifs de personnes LGBT »

    On peut en savoir plus sur ces viols correctifs ?

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