Home

Hier, le candidat Front National aux municipales de Paris, Wallerand de St Just (connu entre autres pour sa sympathie envers les royalistes de l’Action française et son passage ô combien formateur par le GUD), était invité à Sciences Po par Le Huffington Post et Sciences Po TV. Les candidat-es à la mairie se succédant sur scène sans se croiser, De St Just profitait d’une véritable tribune, sans même avoir à se soucier de la présence d’un contradicteur.

Des associations (syndicats, partis, collectifs) de Sciences Po avaient écrit un tract commun publié la veille sur internet, qui rappelait l’histoire du parti, et ses propositions pour les municipales et invitait les étudiant-es de l’IEP à se rassembler à 16h dans le hall pour dénoncer la menace que représente ce parti fascisant. A 16h, le hall résonnait de slogans antifascistes, et une banderole “Vos idées tuent/On n’oublie pas” était déployée à la fenêtre de l’amphi Boutmy, sous les yeux de De St Just, pendant sa prise de parole.

 

Le communiqué ayant été largement diffusé sur internet, une centaine de personnes, se sentant concernées par la lutte contre l’extrême-droite, se sont rassemblées devant les portes de l’IEP pour soutenir cette initiative.

Au gré d’un mouvement de foule, des manifestant-es sont entré-es, ont chanté des slogans et déployé des banderoles puis sont ressorti-es quelques minutes plus tard de leur propre initiative. A notre connaissance, hormis une bousculade à l’entrée, aucune violence, aucune dégradation, n’a été commise par quelque manifestant-e que ce soit.
Alors que ces dernièr-es étaient sur le point de se disperser, les CRS, visiblement à l’invitation de la direction, ont procédé à des contrôles au faciès tout en distribuant arbitrairement des coups de matraque. Un camarade a été embarqué par les CRS et placé en garde à vue. Cette arrestation est tout à fait arbitraire et nous demandons sa libération immédiate. L’antifascisme n’est pas un crime, permettre à l’extrême-droite de propager ses idées haineuses et mortifères, si.

Dans un contexte de multiplication des agressions physiques et morales à caractère raciste, islamophobe, antisémite, sexiste et/ou homophobe, il est alarmant que le FN, centre névralgique et incarnation institutionnelle en France de l’extrême droite la plus dure et la plus violente, prônant le rejet et la haine de l’autre, se voit ouvrir les portes d’une institution comme Sciences Po.

Dans les facs, comme ailleurs, les idées du FN tuent, combattons-les.

Le 14 février

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s