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Pourquoi une liste Solidaires Etudiant-es au Conseil scientifique ?

Les doctorantes et doctorants constituent une catégorie à mi-chemin entre les étudiants et les personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche, explosée en une très grande diversité de statuts inégalitaires (financé-e-s ou pas, contractuel-les ou pas, enseignants ou pas, comme ATER, doctorant-e-s contractuel-le-s avec mission d’enseignement, avec des vacations…). Ils et elles sont donc un entre-deux dangereux pour eux et elles comme pour l’enseignement supérieur et la recherche, qui permet de les exploiter et de les contraindre à réaliser toutes sortes de travaux souvent gratuits. Leur position bâtarde nuit également à l’organisation collective, soit que le doctorat soit perçu comme une situation trop transitoire pour se battre, soit que les pressions de la hiérarchie et la précarité empêchent la mobilisation, soit enfin que les doctorant-e-s hésitent entre les différents syndicats d’étudiants, de chercheurs et d’enseignants-chercheurs, qui prennent trop rarement en compte leurs problématiques spécifiques.

doctorantes

1/ Notre analyse des conditions de travail des doctorant-e-s

Parce que les doctorant-e-s sont dispersé-e-s entre une multiplicité de statuts et de non-statuts, y compris au cours d’une même thèse, des soucis relevant du droit administratif, voire pénal, ne sont jamais traités et les laissent dans des situations d’injustice. À trop vouloir singulariser le travail intellectuel, de telles injustices se trouvent normalisées et naturalisées, « au nom de la science », ou au nom d’une activité parfois présentée comme une passion plus que comme un travail. De même, à trop accentuer la spécificité du statut de doctorant, on omet fréquemment de rappeler qu’il s’agit d’abord d’un travail. Enfin, à trop idéaliser le statut de doctorant-e – comme les autres professions de la recherche – en les considérant comme éminemment émancipatrices (sous-entendu : plus que d’autres professions), les professions universitaires entretiennent un penchant au corporatisme et une difficulté récurrente à contribuer à égalité avec d’autres professions à la défense de droits communs à tou-te-s les salarié-e-s : temps de travail, protection sociale, etc. Comme toute autre profession, les doctorant-es ont besoin d’être défendu-es.

Il n’est pas rare de voir des doctorant-es sujet-tes à des pressions sur leurs orientations de recherche, ou subir des situations de discriminations et de harcèlement. Chaque année, les commissions disciplinaires du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (Cneser) voient défiler des directeurs de recherches coupables de harcèlement sexuel, dont les actes sont rarement sanctionnés. Seules des organisations syndicales groupant des doctorant-e-s, et alertant sur ces actes, peuvent mener une action efficace pour prévenir et faire condamner ces actes.

De manière générale, les doctorant-es sont celles et ceux dont le statut est le plus précaire parmi le personnel enseignant, et sont par là exposé-es à une exploitation silencieuse (recueillir les tâches administratives et les tâches d’enseignement les plus ingrates, voire assurer des tâches incombant normalement à des titulaires, sans être toujours rémunéré-e-s). A cela s’ajoute maintenant la quasi-impossibilité d’être rémunéré-e-s correctement sur toute la durée de la thèse, les financements existants étant de moins en moins renouvelés.

2/ Nos revendications

  • La signature d’un véritable contrat de travail à durée déterminée avant le début des cours qui engage sur un volume horaire ferme et un emploi du temps un mois avant le premier cours
  • L’exonération des frais d’inscription
  • Lepaiement mensualisé des heures effectuées dans le mois à la fin du mois.
  • La prise en charge systématique d’une couverture maladieet le paiement par l’université des cotisations sociales associées afin d’être couvert en cas d’arrêt maladie
  • L’augmentation massivedu nombre de contrats statutaires (Contrats doctoraux, ATER, MCF)
  • La transparencesur les critères de recrutement et la publicité des offres.
  • Une rémunération prenant en compte les heures réelles de travail effectuées(surveillance, corrections, etc.)
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